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Archive pour décembre 2007

l’abruti

Dimanche 2 décembre 2007

 AMNESIQUE OU ABRUTI     

  Un abruti c’est quelqu’un de complètement anesthésié, qui ne se rend compte, ni de ce qu’il fait, ni de ce qu’il dit. 

Le pire c’est que l’abruti est plein de grandes idées qu’il expose avec aplomb, sans s’apercevoir qu’il se contredit lui-même. Il tient bien souvent un discours dont il est lui-même l’antithèse. 

L’abruti ne comprend rien à rien, mais il fait toujours ce qu’on lui demande. C’est l’exécutant parfait qui, parce qu’il accomplit toujours la tâche qui lui a été confiée, se croit intelligent et disposé à donner des leçons à chacun. 

Dans son enfance, l’abruti ne comprenait jamais rien à rien. Cela mettait ses parents dans une colère noire que de devoir encore le lui expliquer. Mais avec dix explications successives, il ne saisissait toujours pas, alors on lui montrait l’exemple. Quand il en avait assez de se faire houspiller et talocher la caboche, il imitait en bon singe celui qui tentait de lui faire comprendre. 

  A l’école, cela devint plus facile, il lui suffisait de recopier ou de réciter. 

La maîtresse était contente, il connaissait bien ses leçons. Avec le temps, il perfectionna son art du mimétisme et fit quelques études avant de se lancer dans un semblant de carrière politique.  Un rôle est parfait pour lui, celui de l’autonomiste. Il vit dans un territoire qui s’en prévaut. Il tient un discours réaliste lorsqu’il dit que les lois métropolitaines sont trop éloignées du terrain. En effet, comment ce qui est bon en France, serait-il approprié à des milliers de kilomètres ? Mais il dérape très vite sur le terrain de l’indépendance quand l’économie locale ne le permet pas. En fait, ce que pensent ses supérieurs, il le répète sans même chercher à le comprendre. Il régurgite tout cela comme une bouillie mal digérée. Ses pensées sont formatées par le discours des autres. Qu’il lise quelque chose d’à peu près vraisemblable, il adhérera et fera une vérité indétrônable et absolue. 

Et oui ! L’abruti n’est qu’un pale imitateur d’intelligence. Comme dans un jeu de rôle, il jouera les hommes de sciences ; il jouera le sciencé sans être censé. La subtilité s’impose quand même car il y a plus qu’un fossé entre savoir et connaître.  Ainsi, tout n’est que mimétisme chez lui : Qu’il vive là où ont fait six gosses, il en fera sept, par zèle ; le mariage est en vogue, il se marie avec la première venue….. 

C’est une fashion victime ! 

L’abruti n’est pas difficilement impressionnable. Que vous ayez un curriculum vitae mieux rempli que le sien ou un diplôme de plus, vous n’aurez aucun mal à l’influencer. En effet, il est incapable de juger les gens sur un quelconque critère objectif, alors il le fait sur le statut social. Les autres, il les chaperonne gentiment et leur donne des tas de conseils qu’il ne  saurait pas suivre. Il prend les autres pour des abrutis et voudrait bien les aider. 

C’est tous les jours comme ça, la vie d’un abruti ! 

   Nonce BENIELLI 

le berger Rognacais et le lyonnais

Dimanche 2 décembre 2007

Sur les plateaux de la commune de Rognac, Jean-Pierre GUILLAUME garde son troupeau de moutons, quand arrive vers lui, un lyonnais qui dit à notre paysan : « Monsieur, je vous parie une bête que je suis capable de vous dire en 5 secondes le nombre de moutons que vous avez. » Jean-Pierre  surpris tient le pari et le lyonnais  annonce 2 457 moutons, pari perdu pour notre paysan qui donne une bête au lyonnais et ce dernier s’éloigne, fier du lot qu’il vient de gagner. Quand, Jean-Pierre,  le rappelle et lui dit : « Je vous fait un pari sur la bête que vous avez gagné, que je suis capable de vous dire d’où vous arrivez. » Le lyonnais surpris à son tour, lui dit OK et le Rognacais  lui répond vous sortez de LIONS CLUB à son tour, le lyonnais lui pose la question pour savoir comment il a pu deviner et le berger lui répond qu’en partant ce n’est pas un mouton que vous avez emporté mais mon chien de garde.     Nonce BENIELLI